TAS – SÉNÉGAL – MAROC. Le Tribunal arbitral du sport vient de fixer une nouvelle échéance dans le feuilleton judiciaire de la finale de la CAN Maroc 2025. La sentence complète est attendue fin novembre 2026. Près de dix mois après la finale, l’incertitude autour de son issue juridique continue de peser sur l’image du football africain.
Le suspense se prolonge. Et avec lui, une question majeure : combien de temps faut-il pour connaître l’issue définitive d’une finale de Coupe d’Afrique des Nations ?
Dans un communiqué publié ce lundi 19 octobre 2026 à Lausanne, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a apporté une précision importante sur la procédure opposant la Fédération sénégalaise de football (FSF) à la Confédération africaine de football (CAF) et à la Fédération royale marocaine de football (FRMF). La sentence est désormais attendue fin novembre 2026.
Une décision qui se fait attendre

L’audience s’est tenue le 8 octobre dernier au siège du TAS, en Suisse, à huis clos. Depuis, la formation arbitrale a entamé ses délibérations, qui se poursuivent actuellement.
Le Tribunal précise que les arbitres ont choisi de rendre une décision complète, comprenant les motifs juridiques. Cette sentence, qui expliquera les fondements de leur décision, nécessitera donc encore plusieurs semaines de travail.
Aucune décision définitive n’a été annoncée à ce stade. Le TAS insiste également sur un point : seules les informations publiées par ses canaux officiels font foi.
Une finale dont le sort juridique dépasse le terrain
Cette affaire est devenue l’un des feuilletons judiciaires les plus suivis du football africain récent. Après la victoire du Sénégal sur le Maroc en finale, la décision de la Commission d’appel de la CAF, qui a déclaré le Sénégal forfait et enregistré un résultat de 3-0 en faveur du Maroc, a ouvert un nouveau chapitre.
La Fédération sénégalaise de football a ensuite saisi le TAS pour contester cette décision et faire reconnaître le Sénégal comme vainqueur de la compétition.
Depuis, le débat ne porte plus seulement sur ce qui s’est passé pendant la finale. Il concerne également l’application des règlements, les procédures disciplinaires et l’autorité des instances chargées de trancher les litiges.
Le football africain face à une question de crédibilité

Qu’une compétition majeure connaisse un prolongement judiciaire n’est pas, en soi, une anomalie. Le droit au recours et l’indépendance des instances arbitrales sont essentiels à l’équité sportive.
Mais lorsqu’il faut attendre plusieurs mois après une finale pour connaître l’issue définitive d’un litige portant sur le titre continental, le temps judiciaire finit par devenir un enjeu sportif et institutionnel.
Les supporters restent divisés, les débats se poursuivent et l’incertitude entretient une polémique qui dépasse les frontières des deux pays concernés. Pour les instances africaines, l’enjeu est aussi de préserver la confiance dans les compétitions et dans les mécanismes de règlement des différends.
La sentence du TAS devra donc apporter une réponse juridique au dossier. Elle ne pourra toutefois effacer les interrogations soulevées par cette affaire sur la prévention des incidents, l’application des textes et la capacité des instances à garantir une compétition dont l’issue soit claire et incontestable.
Fin novembre, le rendez-vous de vérité
Le calendrier est désormais annoncé, mais le verdict n’est pas encore connu. Le TAS doit encore achever ses délibérations avant de publier sa sentence complète.
Sénégalais, Marocains et observateurs du football africain devront donc patienter jusqu’à la fin du mois de novembre, sauf nouvelle communication officielle.
Une chose est certaine : cette affaire ne concerne plus seulement le nom du vainqueur de la CAN 2025. Elle met aussi à l’épreuve la crédibilité juridique et institutionnelle du football africain.
Sportzone-ci — Les pros du sport décryptent.
BENSON ISRAEL




























































